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Les PME ont besoin d’aide pour prendre le virage technologique

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Plusieurs acteurs du milieu des affaires se sont prononcés récemment sur l’importance pour les entreprises québécoises de prendre le virage numérique qui leur permettra de regagner une place dynamique dans l’économie en devenant ainsi plus compétitives et plus performantes.

Claude Martel

Par CLAUDE MARTEL PRÉSIDENT D’INNO-CENTRE

Bien qu’elle se base fondamentalement sur l’automatisation intelligente et l’intégration de nouvelles technologies à la chaîne de valeur de l’entreprise, cette 4e révolution industrielle qui s’impose à tous les pays industrialisés est avant tout caractérisée par un bouleversement des modes de gestion, des modèles d’affaires et entraîne des changements radicaux aux systèmes et aux processus.

Ainsi, le soutien aux entreprises désirant s’engager dans une transformation numérique ne peut se limiter à un simple appui financier ou à un incitatif fiscal. 

Les principaux freins au 4.0 ne sont pas seulement d’ordre pécuniaire ou technologique, il s’agit d’un changement de paradigme pour lequel les entrepreneurs ont besoin d’être accompagnés.

En effet, l’adoption d’une démarche visant l’automatisation de ses processus bouleverse le plan stratégique d’une PME et entraîne un changement non négligeable à la culture d’entreprise. Les dirigeants des PME manufacturières doivent avoir accès à des experts et des partenaires chevronnés qui les aideront à surmonter les défis qui jalonnent cette révolution. Le manque de ressources internes de même que la méconnaissance des bénéfices du 4.0 constituent les principaux freins à son adoption.

Accompagner et faire connaître

En aidant l’entrepreneur à démystifier ce que ces changements signifieraient pour son entreprise, les coûts qui y seront associés et les retombées potentielles et en l’accompagnant tout au long du processus, il s’engagera avec plus de confiance dans cette profonde transformation.

L’adoption de ce virage est une aventure entrepreneuriale en soi. Il faut qu’elle soit préparée en tenant compte notamment des enjeux économiques actuels comme la pénurie de la main-d’œuvre ou encore en considérant les options technologiques parfois complexes.

Nous sommes conscients et convaincus de la volonté du gouvernement du Québec de bien soutenir les entreprises d’ici dans la réussite de cette transformation. Nous sommes persuadés que le ministre Fitzgibbon comprend toute l’importance de l’accompagnement et du conseil dans le changement que le manufacturier 4.0 amène.

Le soutien financier et les incitatifs fiscaux mis sur pied par le gouvernement du Québec sont très importants et donnent un souffle non négligeable aux entreprises qui ont amorcé cette démarche. Ils ne constituent cependant pas une réponse complète aux besoins des entrepreneurs. 

Ces derniers ont besoin d’expertises externes qui propulsera leur entreprise dans l’économie du XXIe siècle.

En cette période électorale fédérale, les partis politiques devront proposer des mesures structurantes, globales et adaptées si elles veulent préserver le moteur de développement économique que sont les PME. Ces dernières sont le gage de vitalité de nos régions en offrant des emplois de qualité sur tout le territoire.

Le manufacturier 4.0 n’est pas un concept futuriste. La transformation est déjà en marche en Allemagne, en France, aux États-Unis, en Chine et au Brésil. Il est grand temps d’en faire une priorité nationale car notre croissance, notre productivité et le développement de nos régions en dépendent.


Paru dans La Presse


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