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Accompagner les entreprises de Saint-Laurent vers le virage 4.0

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Les entreprises de Saint-Laurent pourront compter sur l’aide d’experts pour amorcer le virage 4.0, qui vise à maximiser la productivité grâce à la technologie. Développement économique Saint-Laurent (DESL) et la firme Inno-centre leur offriront 200 heures en services-conseils.

Ce programme d’«accélération de croissance» permettra de mieux aborder ce qui est considéré comme la nouvelle révolution industrielle. Le 4.0 appelle à une meilleure communication entre les différents secteurs de production d’une entreprise, en passant, par exemple, par une autonomisation de sa machinerie.

« Il y a des entreprises qui sont prêtes à faire le virage numérique, mais qui manquent d’orientation », le directeur général par intérim de DESL, Luc Duguay.

Seules les PME dont le chiffre d’affaires annuel est d’au moins 5 M $, environ une centaine à Saint-Laurent, seront éligibles aux conseils des experts d’Inno-centre.

Prévoir des investissements concrets pour aborder le 4.0 serait la principale crainte des dirigeants. « Ça ne veut pas nécessairement dire de [changer] tout son parc-machine », insiste Luc Duguay.

Afin d’assurer l’accessibilité, le taux horaire d’Inno-centre s’élèvera à 25 $ plutôt qu’environ 200 $ en raison d’un investissement moyen de 40 000 $ du ministère de l’Économie et de l’Innovation pour chaque entreprise inscrite au programme.

« Si ça réussit bien à Saint-Laurent, il y a une possibilité d’élargir la portée [du programme] », croit le maire Alan DeSousa.

Emplois et performance

En mars, Adfast, qui se spécialise en production d’adhésifs, de scellant, de mousses et de membranes isolantes, a été la deuxième entreprise du Québec à recevoir la certification 4.0.

Avec une production basée à Saint-Laurent qui a doublé dans les six dernières années, « ça crée des jobs, dit le président-directeur général Yves Dandurand. On est plus compétitif, plus rentable et on peut réinvestir. »

Une telle restructuration limiterait l’ajout de postes, mais ils seraient payants.

« Toute proportion gardée, il faut une création d’emplois qui est à un rythme moindre que la croissance de l’entreprise. C’est ça le défi, explique Claude Martel, le président d’Inno-centre. Quelques opérateurs que tu paies 80 000 $, c’est mieux que 20 personnes que tu paies au salaire minimum. »

DESL et Inno-centre espèrent encadrer 25 entreprises sur ce programme qui s’échelonne sur trois ans.

Secteurs visés

  • Aéronautique
  • Agroalimentaire
  • Nouveaux médias
  • Médical et santé
  • Cybersécurité

Paru dans Metro


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